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Les liquidateurs de Liberté répondent à Fattani


Les liquidateurs de la Sarl SAEC, société éditrice du journal Liberté ont réagi, ce dimanche 24 avril, aux récentes déclarations de Ahmed Fattani qui a réclamé la propriété du titre, attestée, a-t-il argué, on s’en rappelle, par une décision de justice rendue le 8 mars 2022.

La réaction des liquidateurs de Liberté est intervenue sous forme d’un encart publicitaire inséré dans la presse. Celle-ci fait la genèse du conflit qui oppose, depuis 1995, Ahmed Fattani à l’actionnaire majoritaire de la publication, l’homme d’affaire Issad Rebrab.

Ce litige est porté sur la place publique par Fattani, après que Rebrab ait procéder à la fermeture du journal à compter du 14 avril 2022. Une fermeture que l’homme d’affaires avait justifiée par des considérations à la fois « économiques » et « personnelles » mais que son adversaire a renvoyé, lui, à la décision de justice du 8 mars dernier. Une décision que les liquidateurs de Liberté confirment mais contre laquelle ils comptent recourir devant la justice.

« Certes, une décision de première instance a été rendue par le tribunal de commerce. Mais nous, liquidateurs, comptons user des voies de recours légales pour faire valoir le choix de la Saec auprès de la justice afin qu’elle confirme la norme : un titre appartient à l’entreprise qui l’édite », peut-on lire dans la réponse des liquidateurs.

Pour les liquidateurs, le titre Liberté appartient à la SAEC depuis 1995, date à laquelle l’assemblée générale ordinaire des associés, tenue à paris, a décidé de l’y verser.

Fattani dénonce la décision prise par l’ensemble des associés au cours de l’assemblée générale ordinaire tenue à paris en 1995, parce qu’il s’y était installé alors qu’il était directeur du journal, et au cours de laquelle les associés ont unanimement (Fattani, y compris) convenus que le titre appartient à la SAEC, entreprise éditrice de Liberté.

Les liquidateurs de Liberté se sont étonnés que Fattani ait attendu 27 ans et que l’entreprise éditrice du journal soit dissoute pour se rappeler que le titre lui appartient.

« Et ce n’est certainement pas la survie du journal ni le sort de son personnel qui motivent sa réaction, puisque Fattani a tenté de faire fermer le journal par vois judiciaire avant d’être définitivement débouté en novembre 2020 par le tribunal de Chéraga », ont révélé les liquidateurs qui ont par ailleurs indiqué que Fattani détient « 45 parts sur 1929155 parts, soit 0,0023%  de la SAEC ».

Contestant à Fattani la propriété du journal, les liquidateurs de Liberté ont rappelé que, durant les années 90, la création de journaux était « soumise au simple système déclaratif » et qu’il revenait au directeur de la publication de déposer un dossier administratif auprès du procureur contre un récépissé de dépôt.