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Embouteillages étouffants à Alger ce dimanche


Ce dimanche 3 juillet 2022, premier jour ouvrable de la semaine, la circulation automobile au niveau de la capitale a été  fortement perturbée, du fait de la fermeture de la rocade nord entre le pont Cosider à Dar El Beida et la station de dessalement d’El Hamma, soit un tronçon de 16 kilométres.

Des embouteillages monstres ont été enregistrés toute la journée sur les itinéraires vers lesquels la circulation a été déviée. Rejoindre le centre d’Alger depuis l’est ou en sortir pour se diriger vers cette direction est une vraie épreuve d’endurance. Et il faut avoir les nerfs solides  et s’armer de patience pour parcourir une  vingtaine de kilomètres.

Le parcours vous prend pas moins de deux heures, voire davantage pendant les heures de pointe.

Pris d’assaut par les automobilistes, les chemins de déviation ont vite saturé. De Bab Ezzouar à la Glacière, en passant par Cinq Maisons, il faut compter une heure de temps. Et ce qui reste à parcourir pour parvenir à la place du 1er mai prend tout autant, sinon plus.

L’arrivée aux Champs de manœuvres ne signifie pas la fin du calvaire – c’en est un par ces chaleurs torrides. Au niveau du rond point, la circulation est tellement dense qu’il faut plusieurs minutes pour atteindre une sortie. Les images des embouteillages sont impressionnantes.

Ceux qui se sont rabattus sur les transports publics n’ont pas été mieux lotis. Du fait de cette fermeture de cet important axe routier, de nombreux transporteurs privés de voyageurs ont renoncé à faire leurs navettes entre la Capitale et sa banlieue est d’Alger. Du coup, pour monter à bord des rares bus qui ont assuré des navettes, il faudra faire du coude et supporter l’inconfort une fois à l’intérieur.

Le tramway a fonctionné. Soit. Mais pour monter dans une rame, ce n’est pas une mince affaire, tellement les stations sont bondées de monde. Ceux qui parviennent à se hisser à l’intérieur doivent supporter la promiscuité étouffante des autres usagers entassés comme des sardines. Ceux dont le déplacement n’est pas nécessaire ce jour ont dû y renoncer à la vue des tramways pleins à craquer. Mais pour les autres qui ont des impératifs à régler, ou ceux qui doivent se rendre à leurs lieux de travail, ils n’ont de choix que de subir…jusqu’au 6 juillet.