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Gaz : les prix bientôt augmentés


La compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, est sur le point de finaliser des accords avec ses partenaires sur la révision du prix du gaz. C’est du moins ce qu’à indiqué ce dimanche 3 juillet 2022, lors d’une conférence de presse, le président directeur général de la compagnie, Toufik Hakkar.

« La révision du prix du gaz exporté par l’Algérie se fait avec l’ensemble de ses partenaires au vu de l’augmentation des prix mondiaux du gaz », a indiqué Hakkar.

Cette révision concerne donc aussi les prix du gaz exporté vers l’Espagne, un pays avec lequel l’Algérie est en froid diplomatique depuis plusieurs mois. Le PDG du groupe Sonatrach ne le dit pas expressément, mais il n’en exclut aucun des partenaires de l’Algérie, l’Espagne y compris donc.

« Outre l’accord récemment acté avec le groupe italien ENI, d’autres accords sont en cours de négociation avec deux partenaires, d’autant que lors du dernier trimestre, les prix du gaz ont augmenté sur le marché spot », a-t-il expliqué, ajoutant que « la révision des prix se fait avec l’ensemble des partenaires de Sonatrach sas tenir compte de la nature du partenaire. Les négociations sont très avancées ».

Interrogé sur l’éventualité de la revente ou la réorientation du gaz acheté à l’Algérie vers d’autres pays, allusion faite à la possible revente par l’Espagne du gaz algérien pour le Maroc, le PDG de Sonatrach a affirmé qu’ « aucun cas de revente par des partenaires du gaz algérien n’a été enregistré à l’heure actuelle », précisant qu’ « il y a des textes dans nos contrats de fourniture de gaz qui exigent l’accord préalable de Sonatrach avant la possible revente du gaz à d’autres clients . Si ces textes ne sont pas respectés, il existes des procédures prévues ».

Le PDG de Sonatrach a également annoncé le début en septembre 2022 des premières productions des récentes découvertes de gaz à Hassi R’Mel, grâce aux installations déjà existantes. Le volume de production prévu est de 10 millions de mètres cubes par jour.  

Le premier responsable du groupe national d’hydrocarbures a souligné l’intérêt de nouveaux partenaires pour l’acquisition du gaz algérien. Il a notamment cité des demandes émanant de pays d’Europe de l’est, des demandes qui « sont à l’étude actuellement » au niveau de Sonatrach.