Le Mali peut respirer un peu enfin ! La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a décidé, le dimanche 3 juillet 2022, la levée des sanctions économiques et financières qu’elle lui avait imposées au mois de janvier dernier, en raison du retard mis par les militaires à remettre le pouvoir aux civils.
Cette décision a été motivée, a expliqué le président de la Commission de la Cédéao, Jean -Claude Kassi Brou, par « les pas importants franchis par les autorités maliennes sur la voie du retour à une situation constitutionnelle ».
Quelques jours avant la réunion du 61e sommet de la Cédéao à Accra, le gouvernement malien de transition a présenté quelques jours auparavant à la classe politique et aux acteurs de la société civile, les dates des différentes échéances électorales (présidentielle, référendaire et législatives).
Le référendum est prévu pour le mois de mars 2023, l’élection des conseillers des collectivités territoriales pour juin 2023, tandis que les premier et deuxième tours de l’élection des députés à l’Assemblée nationale sont respectivement programmés en octobre et novembre 2023. La présidentielle devrait quant à elle, se tenir en février 2024.
Le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles prévoit l’élaboration et la validation, entre juin 2022 à mai 2023, de l’avant-projet de la nouvelle Constitution par le Conseil des ministres. Le Mali a été le théâtre de deux changements anticonstitutionnels en moins d’un an en août 2020 et mai 2021.