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Les dirigeants algériens, tunisiens et libyens se réunissent à Tunis le 22 avril


La première réunion de la tripartite maghrébine réunissant l’Algérie, la Tunisie et la Libye devrait avoir lieu ce lundi 22 avril. Selon un communiqué du bureau de la Présidence tunisienne, “par une invitation du Président tunisien, Kaïs Saïed, le Président algérien Abdelmadjid Tebboune et le Président libyen Mohamed Younes El Menfi effectueront une visite en Tunisie le lundi 22 avril 2024”.  Cette visite a pour but de participer à la première réunion consultative entre les dirigeants des trois pays.

Le but de ces réunions consultatives serait de renforcer la coopération entre les trois pays du Maghreb dans un contexte régional tendu et des défis sécuritaires et économiques communs. La première rencontre tripartite a eu lieu en marge du 7e Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) à Alger. Les trois dirigeants ont convenu d’organiser des réunions tripartites tous les trois mois, selon un communiqué de la Présidence.

Lors de son entrevue télévisée avec la presse diffusée le samedi 30 mars, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a abordé cette initiative visant à créer une entité maghrébine, soulignant que cette démarche n’était « en aucun cas dirigée contre un quelconque pays ». Sans jamais mentionner explicitement le Maroc, il a déclaré : «La porte est ouverte, y compris à nos voisins de l’ouest.» Il a également noté que « ce voisin» a fait d’autres choix, optant pour des programmes de développement avec le Golfe et exprimant son intérêt pour l’adhésion à la CEDEAO. Toutefois, il a précisé que cela relevait de leur «libre choix», tout en soulignant que «certaines questions les concernent tous, d’autant que les pays d’Afrique du Nord sont confrontés à des défis similaires».

Pour le Président Tebboune, il est crucial que les pays d’Afrique du Nord unissent leurs voix. Il a ainsi exprimé la volonté de démarrer des rencontres, «ouvertes à tous» – insiste-t-il, dans le but de coordonner les efforts et de discuter de divers sujets. Cette initiative a débuté par des contacts avec le ministre des Affaires étrangères, puis s’est concrétisée par des réunions entre les présidents tunisien, libyen et lui-même. Ils ont convenu, a-t-il déclaré, de créer une entité qui ne serait «pas opposée à un État maghrébin, mais qui servirait de cadre pour la coordination, la consultation et le travail en commun».