Le Mouloudia n’a même plus besoin de forcer le destin. Un 0-0 un peu gris ce vendredi 8 mai contre MB Rouissat a suffi au bonheur vert et rouge. Avec 61 points, le MCA est désormais champion d’Algérie à trois matchs de la fin, profitant d’un classement devenu mathématiquement inaccessible pour ses poursuivants. Un titre décroché sans feu d’artifice, mais avec cette régularité qui finit toujours par user le championnat.
Pendant que le MCA verrouillait son sacre à la mode italienne, derrière, ça continue de se battre dans tous les sens pour les strapontins africains. La JS Saoura a fait le travail sans trembler en allant corriger l’ES Mostaganem (4-0), consolidant sa deuxième place avec 50 points. Le MC Oran reste au contact après son petit succès contre l’ASO Chlef (1-0), pendant que le CR Belouizdad a arraché une victoire précieuse à Akbou (1-0). Résultat : la bataille pour la Ligue des champions africaine ressemble désormais à un embouteillage sur l’autoroute Est-Ouest un week-end d’août.
La JSK, elle, a rappelé qu’elle existait encore en giflant l’ESS (5-1) dans un classique du championnat qui sentait les années 2000. Les Canaris restent septièmes mais lorgnent encore les places continentales, surtout avec plusieurs matchs de mise à jour à venir avant la 29e journée. Car ce classement reste troué comme une défense d’El Bayadh. Le CRB n’a joué que 24 matchs, l’USMA seulement 22. Et justement, les matchs en retard vont peser lourd dans les prochains jours : JS Saoura-CRB, report de la 19e journée, puis USMA-ES Mostaganem mardi pour remettre à jour la 27e journée. Avant même la prochaine levée, le podium peut encore bouger.
En bas, le verdict est déjà tombé. El Bayadh et l’ES Mostaganem joueront en division inférieure la saison prochaine. Le Paradou, lui, a choisi la manière la moins rationnelle de se sauver : un 5-3 improbable contre le CSC, match fou et respiration géante dans une saison passée à regarder le ravin de trop près. Le titre est plié, les relégations aussi. Reste l’Afrique, et là, le championnat garde encore ses nerfs.