Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé sur divers sujets liés aux actualités politique et économique du pays ainsi que des questions internationales, lors d’une rencontre avec la presse nationale diffusé le vendredi 18 juillet en soirée.
Le chef de l’Etat a, globalement, affirmé que tout va pour le mieux en Algérie et qu’il n’y a pas d’inquiétudes à se faire. Selon lui, les indices économiques sont au vert et les perspectives encore meilleurs. Ainsi, les réserves de change sont de l’ordre de 70 milliards de dollars, a-t-il précisé.
Évoquant le pouvoir d’achat dont se plaignent les ménages, notamment ceux dont les revenus sont maigres, voire même toute la classe moyenne, Abdelmadjid Tebboune a souligné que l’inflation est ramenée à 4% alors qu’elle était de 9,7% en 2020. Le taux de croissance économique devrait atteindre 4%, a ajouté le chef de l’Etat, et ce au «regard des investissements en cours».
La baisse des prix du pétrole sur le marché international va-t-elle contraindre l’Algérie à une politique d’austérité? Non, a tranché le chef de l’Etat qui a assuré que «l’accent sera mis sur l’amélioration de la gestion et la définition des priorités, parallèlement au renforcement de la production nationale et la diversification de l’économie».
Le président de la République a indiqué, par ailleurs, que la production agricole nationale devrait atteindre cette année l’équivalent de 38 milliards de dollars, avec une production en blé qui devrait satisfaire le besoin national.
Augmentation de l’allocation chomage
Le président de la République a réitéré sa promesse d’augmenter l’allocation chômage octroyée pour les primo demandeurs d’emploi. Abdelmadjid Tebboune s’est, au passage, réjoui que l’Algérie est l’un des rares pays au monde qui a institué une telle allocation. Parlant des transferts sociaux, le chef de l’Etat les a estimé entre 13 et 14 milliards de dollars par an. «Ces transferts n’entrainent pas de déficit sur le plan économique», a-t-il souligné.
L’autre grande question sur laquelle le chef de l’Etat s’est exprimé est celle relative à l’économie informelle. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que «des mesures seront prises» pour y mettre un terme, sans préciser de quelles mesures il pourrait s’agir. Il a néanmoins laissé entendre que celles-ci ne seraient pas que coercitives. Le Président de la République a indiqué que la légalisation du «commerce du cabas» fait partie de la démarche visant à intégrer l’économie parallèle dans le circuit formel.
Qu’en est-il de la réaction de l’Algérie à la taxe additionnelle de 30% décidé par l’administration américaine sur les produits algériens importés aux États-Unis ? Le chef de l’Etat a souligné que «la taxe douanière relève de la souveraineté des États », avant d’indiquer que la taxe imposé par Donald Trump n’est pas contraignante pour l’Algérie tant que les échanges commerciaux avec les États-Unis sont très minimes.
La reprise de l’usine Renault tributaire du taux d’intégration
La reprise d’activité de l’usine Renault Algérie n’est pas encore autorisée. Cette reprise est tributaire de la réalisation d’un taux d’intégration acceptable, a souligné Abdelmadjid Tebboune, qui a rappelé que, durant des années, ce constructeur n’a pas dépassé les 5% d’intégration. «L’ère du gonflage des pneus est révolu», a-t-il dit.
Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le feu vert a été donné pour plusieurs marques étrangères de renom pour produire en Algérie. «Certains modèles qui seront produits localement ont été identifiés et que leur taux d’intégration atteindra les 40% ».