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L’Algérie concrétise la reprise en main du commerce extérieur avec deux nouvelles agences


L’Algérie a donné un prolongement réglementaire à une orientation déjà annoncée en Conseil des ministres en instituant deux organismes distincts chargés de l’importation et de l’exportation.

Les décrets publiés au Journal officiel créent une agence de l’importation et une agence des exportations, chacune dotée de ses propres instances de gouvernance, notamment un conseil d’orientation, et d’une organisation fixée par arrêté interministériel.

Cette mise en place opérationnalise une ligne déjà tracée au sommet de l’État : reprendre le contrôle des flux commerciaux dans un contexte de pressions récurrentes sur les réserves de change et de dépendance aux importations, alors que les exportations hors hydrocarbures peinent à décoller.

Dans leur architecture, les deux décrets retirent aux opérateurs économique une partie de l’initiative au profit de l’appareil administratif. Loin d’un rôle de simple accompagnement, les deux organismes s’inscrivent directement dans régulation des échanges extérieurs.

D’un côté, l’importation, considérée comme un facteur de déséquilibre, est appelée à être encadrée plus étroitement. De l’autre, l’exportation est érigée en priorité stratégique, avec pour objectif de structurer une offre encore dispersée.

Sans détailler leurs instruments d’intervention, les textes esquissent un système où l’accès au commerce extérieur est soumis à des décisions administratives et sectorielles. Ils dessinent un environnement où les circuits institutionnels prennent davantage de poids dans la conduite des opérations.

Le commerce extérieur s’organise désormais autour de points de passage définis par l’État. Les deux agences en constituent l’ossature, chargées d’en orienter les flux dans un cadre plus centralisé.