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Le gouvernement ouvre la voie à une révision des prix des carburants en 2027


Le gouvernement algérien se donne la possibilité de réviser les prix des carburants en 2027. L’article 218 du projet de loi de finances, soumis à l’examen du Parlement, prévoit que ces prix pourront être révisés, si nécessaire, par les autorités concernées. Le texte ne précise ni les nouveaux tarifs ni le calendrier d’une éventuelle augmentation.

Cette disposition, formulée en une seule phrase, est accompagnée d’un exposé des motifs qui en précise la justification. Le ministère des Finances invoque l’augmentation continue des coûts de production et la nécessité de préserver l’équilibre financier du secteur du raffinage et de la distribution.

L’État prend actuellement en charge une partie de l’écart entre les coûts réels de production et les prix pratiqués à la pompe. Ce soutien permet de maintenir les carburants à des tarifs inférieurs à leur coût économique et d’alléger les charges supportées par les ménages et les entreprises.

Mais la hausse des coûts de production pourrait, selon le ministère, nécessiter des ajustements de prix afin de préserver la viabilité financière des entreprises de raffinage et de distribution et de garantir la continuité de l’approvisionnement du marché national.

Une révision encore sans modalités

L’article 218 ne précise toutefois pas quels carburants pourraient être concernés, ni l’ampleur d’une éventuelle révision. Il ne fixe pas non plus de seuil ou de condition économique déclenchant automatiquement un changement de prix.

La disposition intervient alors que le projet de budget pour 2027 prévoit 17 882,6 milliards de dinars de dépenses pour 9 251,1 milliards de recettes, soit un écart de 8 631,5 milliards de dinars entre les deux montants.

Le soutien aux carburants constitue l’une des composantes importantes de l’intervention de l’État dans l’économie. Le projet de loi de finances ne chiffre cependant pas les économies qui pourraient découler d’une révision des prix.

Une hausse à la pompe aurait par ailleurs des effets au-delà du seul budget de l’État. Le carburant entre dans les coûts du transport de voyageurs et de marchandises. Toute augmentation pourrait donc se transmettre, à des degrés variables, aux coûts de distribution et aux prix à la consommation.

À ce stade, aucune hausse des prix des carburants n’est décidée par le projet de loi de finances. L’article 218 crée cependant le cadre permettant aux autorités d’en modifier les tarifs en 2027 si elles l’estiment nécessaire.