L’économie algérienne n’entre pas en 2026 dans une crise ouverte. Elle entre dans une zone plus difficile à nommer : celle où la croissance masque de moins en moins la détérioration des équilibres publics. Selon le rapport annuel de conjoncture économique de CARE, le PIB aurait progressé de 3,3 % en 2025, la croissance hors hydrocarbures atteint 5,4 % et l’inflation moyenne retombe autour de 2 %. Mais le déficit budgétaire reste proche de 14 % du PIB et les réserves de change sont descendues autour de 47 milliards de dollars à fin octobre 2025. CARE qualifie ce niveau de déficit de « point de rupture structurel ».