Le gouvernement prévoit de consacrer 717,7 milliards de dinars au soutien de plusieurs produits de large consommation en 2027. Selon le rapport de présentation du projet de loi de finances, cette enveloppe couvre notamment les céréales, le lait, l’eau dessalée, l’énergie ainsi que la stabilisation des prix du sucre, de l’huile alimentaire et du café vert.
Les céréales représentent le premier poste, avec 355,84 milliards de dinars destinés à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), chargé de l’approvisionnement et de la régulation de ce marché. Cette enveloppe représente à elle seule près de la moitié des aides prévues.
Le soutien au lait mobiliserait 94,31 milliards de dinars, à travers l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL). Les céréales et le lait totalisent ainsi 450,15 milliards de dinars, soit près des deux tiers de l’enveloppe.
Le gouvernement prévoit également 122,05 milliards de dinars pour l’eau dessalée et 25,5 milliards pour le soutien à l’énergie.
Enfin, 120 milliards de dinars sont destinés à la stabilisation des prix du sucre, de l’huile alimentaire et du café vert, trois produits dont les prix font l’objet d’interventions publiques.
Une enveloppe en hausse de 9,2 % en un an
Les 717,7 milliards de dinars consacrés à ces cinq postes sont compris dans les 4 415,4 milliards de dinars de dépenses de transfert prévus pour 2027. Ils représentent un peu plus de 16 % de ce total, qui comprend également les aides aux personnes, les transferts aux collectivités locales et les concours aux entreprises et établissements publics.
Les dépenses de transfert devraient pourtant reculer de 175,69 milliards de dinars, soit 3,8 %, par rapport aux crédits révisés de 2026. À l’inverse, les crédits consacrés aux céréales, au lait, à l’eau dessalée, à l’énergie ainsi qu’au sucre, à l’huile et au café augmentent. À périmètre comparable, ils passent d’environ 657 milliards de dinars en 2026 à 717,7 milliards en 2027, soit une hausse de 60,7 milliards de dinars, ou 9,2 %.
Le rapport de présentation ne précise pas les quantités de produits qui seront subventionnées, ni la répartition des aides entre les différentes catégories de consommateurs. Il ne fournit pas non plus d’estimation du soutien moyen reçu par ménage.
Ces crédits ne représentent pas nécessairement le coût total du soutien public aux prix. D’autres mécanismes, notamment les tarifs administrés et les écarts entre les coûts réels de production et les prix facturés aux consommateurs, peuvent également intervenir sans être intégralement retracés dans cette enveloppe.