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Procès de la FAF: Kheireddine Zetchi et Charaf- Eddine Amara écopent de 8 ans fermes


Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a rendu son verdict, mardi 27 octobre 2026, dans le procès de plusieurs anciens responsables de la Fédération algérienne de football (FAF), poursuivis pour des faits de corruption. Deux anciens présidents, Kheireddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, ont été condamnés à huit ans de prison ferme chacun. Le troisième, Djahid Zefizef, écope, lui, de six ans de prison ferme.

Ces condamnations sont assorties de lourdes amendes. Chacun des trois anciens présidents de la FAF est condamné à payer un million de dinars. Deux anciens secrétaires généraux de la Fédération, Mohamed Saad et Mounir Debbichi, écopent de trois ans de prison ferme chacun. L’ancien directeur de l’administration et des finances de la FAF, Abdelghani Nekkache, est condamné à la même peine. Une amende d’un million de dinars est également prononcée à l’encontre de chacun d’eux.

Trois anciens membres du bureau fédéral, MM. Keddah, Bahloul et Ghouti, jugés dans la même affaire, s’en sortent avec des peines moins lourdes. Ils sont condamnés à un an de prison ferme chacun. Abdelmoumen Berraf, ancien responsable administratif de la FAF, écope, lui, de deux ans de prison ferme. Une amende d’un million de dinars est infligée à chacun d’entre eux.

Un procès ouvert après six reports

Le procès de la FAF s’était ouvert au pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, le 13 octobre 2026, après six reports. Les principaux prévenus dans cette affaire se sont succédé à la tête de la FAF entre 2017 et 2023. À la barre, Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef ont contesté les accusations portées à leur encontre.

Le 15 octobre 2026, le parquet a requis dix ans de prison ferme à l’encontre de chacun des trois anciens présidents. À la fin des plaidoiries, le 18 octobre, l’affaire a été mise en délibéré pour le mardi 27 octobre.

Le tribunal s’est particulièrement intéressé à l’accord conclu en 2019 autour du partenariat entre la FAF et l’équipementier Adidas. Les montants communiqués à l’époque faisaient état de près de deux millions d’euros d’équipements par an, auxquels s’ajoutaient 2 000 ballons valorisés à 500 000 euros. L’accusation a notamment mis en cause les conditions d’exécution de cet accord.