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Conseil de sécurité : l’Algérie prépare une nouvelle résolution pour mettre fin au carnage de Rafah

Twala a obtenu une copie de l’avant-projet de résolution. Le texte devrait être discuté et amendé aujourd’hui.


Hier soir à New York, une séance à huis clos du Conseil de sécurité a été demandée par la délégation algérienne afin de mettre fin aux massacres de Rafah. Lors de cette rencontre, la diplomatie algérienne a proposé une courte résolution qui appelle à l’arrêt des bombardements sur Rafah et exige un cessez-le-feu immédiat.

L’ambassadeur algérien aux Nations Unies, Amar Bendjama, a brièvement répondu à des médias présents à la sortie de la rencontre. Il a rappelé que l’objectif n’était « pas de condamner, mais de protéger les vivants » et pour cette raison, l’Algérie a préparé une « résolution courte, claire et décisive » a-t-il déclaré.

Malgré les bombardements et le carnage à Rafah, il est fort possible que la délégation américaine oppose son veto ou carrément vide la résolution de sa substance. D’après les informations de Twala, la délégation algérienne a fait savoir qu’elle ne s’engagerait pas dans de longues négociations autour de ce texte qui a le soutien de la France.

L’Algérie est active depuis la tragédie post 7 octobre pour défendre le droit international et la justice envers la cause palestinienne. Elle a contribué directement à la préparation de quatre résolutions : 2712 (2023), 2720 (2023) et 2728 (2024).

Par contre, il n’y a pas eu de manifestation populaire pour la Palestine en Algérie à part une seule manifestation organisée totalement par les autorités. Cette absence remarquée est liée à la spirale répressive dans laquelle le pays est plongé depuis le hirak, empêchant le peuple algérien de joindre sa voix à celle des forces progressistes du monde sur la Palestine.

Louisa Hanoune, présidente du Parti des travailleurs, a dénoncé publiquement le décalage entre ces deux postures lors d’une rencontre consultative organisée par le chef de l’État avec les partis politiques le 27 mai « Même nos étudiants ne peuvent pas rejoindre le hirak étudiant du monde sur la Palestine, et les arguments que nous entendons ne sont pas acceptables. »

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Twala a obtenu une copie de l’avant-projet de résolution. Le texte devrait être discuté et amendé aujourd’hui.  

« Réaffirmant les buts et principes de la Charte des Nations Unies,

Rappelant toutes ses résolutions pertinentes sur la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne

Se déclarant gravement préoccupé par la situation humanitaire catastrophique, la famine se propageant dans toute la bande de Gaza, ainsi que par les conditions de vie et les souffrances de la population civile palestinienne, y compris celle qui s’était réfugiée à Rafah, dont la majorité a de nouveau été déplacée de force,

Condamnant le fait que des civils, y compris des femmes et des enfants, ainsi que des infrastructures civiles soient pris pour cible sans discrimination, et réitérant sa demande que toutes les parties au conflit respectent les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne la protection des civils et des biens de caractère civil, et l’impératif de cesser de priver la population civile palestinienne de la bande de Gaza des services de base et de l’aide humanitaire indispensables à sa survie,

Soulignant qu’il est impératif de rendre des comptes pour toutes les violations du droit international,

Rappelant les ordonnances rendues le 26 janvier 2024, le 28 mars 2024 et le 24 mai 2024 par la Cour internationale de justice indiquant des mesures conservatoires à Israël dans l’affaire concernant l’application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (Afrique du Sud c. Israël) en ce qui concerne le droit du peuple palestinien de la bande de Gaza d’être protégé contre tous les actes relevant de l’article II et de l’article III de la Convention,

Déterminant que la situation catastrophique dans la bande de Gaza constitue une menace pour la paix et la sécurité régionales et internationales,

1. Décide qu’Israël, la puissance occupante, doit immédiatement mettre fin à son offensive militaire et à toute autre action à Rafah ;

2. Exige un cessez-le-feu immédiat respecté par toutes les parties, et exige également la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages, et exige en outre que les parties respectent leurs obligations en vertu du droit international en ce qui concerne toutes les personnes qu’elles détiennent ;

3. Exige la mise en œuvre intégrale de ses résolutions 2712 (2023), 2720 (2023) et 2728 (2024) ;

4. Décide de rester activement saisi de la question. »