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Dettes, réseaux et déni : ce que révèle vraiment le procès Ali Aoun

Dans le box, Ali Aoun tient une ligne simple : il ne savait pas. Face à lui, la justice tente de reconstituer des faits qui se dérobent. Mission en Mauritanie, dettes sans traces, réseaux d’intermédiaires : au fil des audiences, ce n’est pas seulement un homme qui est jugé, mais un système où le pouvoir s’exerce sans contrôle réel.


Ali Aoun lors d’une apparition publique. À l’audience, l’ancien ministre a nié toute implication dans un dossier où la question du contrôle réel de l’appareil industriel est au cœur des débats.

Dans la salle d’audience du pôle pénal économique et financier, lundi 6 avril, le procès d’Ali Aoun ne suit pas une trajectoire classique. Très vite, le débat déborde le cadre des infractions pour s’installer sur un terrain plus instable : celui de l’exercice réel du pouvoir. Le face-à-face est frontal. D’un côté, un magistrat qui tente de reconstruire une chaîne de décisions. De l’autre, un ancien ministre qui oppose une ligne simple et constante : l’ignorance.