Dans la salle d’audience du pôle pénal économique et financier, lundi 6 avril, le procès d’Ali Aoun ne suit pas une trajectoire classique. Très vite, le débat déborde le cadre des infractions pour s’installer sur un terrain plus instable : celui de l’exercice réel du pouvoir. Le face-à-face est frontal. D’un côté, un magistrat qui tente de reconstruire une chaîne de décisions. De l’autre, un ancien ministre qui oppose une ligne simple et constante : l’ignorance.