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Sans débats ni confrontations : la campagne électorale, une longue suite de monologues

À deux semaines du début de la campagne pour la présidentielle anticipée du 7 septembre 2024, Abdelmadjid Tebboune, Youcef Aouchiche et Abdelaali Hassani évitent la confrontation directe et les engagements chiffrés. Pendant que les candidats promettent emploi, pouvoir d’achat et transition économique sans en détailler le financement, les Algériens restent confrontés à la flambée des prix, de la pomme de terre au café, en passant par la viande et le poulet.


La campagne électorale pour l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre 2024 boucle, ce jeudi 29 août, sa deuxième semaine. Quinze jours de pérégrinations durant lesquels les trois candidats en lice pour la magistrature suprême, Abdelmadjid Tebboune, en tant que candidat indépendant, Youcef Aouchiche, candidat du Front des forces socialistes (FFS), et Abdelaali Hassani, candidat du Mouvement de la société pour la paix (MSP), se sont bien gardés de se confronter ou de s’égratigner, faisant des joutes électorales en cours les plus ennuyeuses que le pays ait jamais connues.