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Trappes : Macron dénonce un « attentat terroriste raciste »


« Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un attentat terroriste raciste. » Emmanuel Macron a qualifié ainsi, vendredi 23 octobre, la fusillade survenue quelques heures plus tôt à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, faisant un mort et cinq blessés.

En déplacement sur les lieux du drame, le président français a dénoncé une attaque commise « sur la base d’une idéologie raciste ». Il a évoqué un « tournant dans la vie de notre République et de notre Nation », affirmant que les victimes avaient été visées en raison de leur couleur de peau ou de leur religion supposée.

Vendredi matin, un homme de 39 ans a ouvert le feu en rafales depuis une voiture dans plusieurs quartiers des deux communes, tuant un homme de 26 ans et blessant cinq personnes, dont une fillette de 12 ans. Trois blessés se trouvaient dans un état grave, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’origine ethnique, nationale ou religieuse réelle ou supposée des victimes.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, avait auparavant dénoncé un attentat « à connotation raciste, probablement islamophobe », appelant à la « concorde républicaine ».

Le suspect a été interpellé à Coignières et placé en garde à vue. Selon des éléments de l’enquête rapportés vendredi soir, l’appartement du suspect avait été piégé à l’aide de trois bouteilles de gaz reliées à un dispositif électrique muni d’un minuteur. Un membre de son entourage familial a également été placé en garde à vue.