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Vente de Gaz pour le Maroc : Madrid rassure Alger


Contre vents et marrées, l’Espagne maintient la mise en fonction du Gazoduc Maghreb Europe (GME), en flux inverse, c’est-à-dire depuis chez elle vers le Maroc. La réaction ferme de l’Algérie, qui a menacé de cesser de lui livrer du gaz si elle venait à le revendre au Maroc, ne l’y a pas dissuadé.

La seule réponse après la réaction du ministère de l’énergie et des mines algérien, c’est que le gaz qu’elle va livrer au Maroc ne sera pas d’origine algérienne. C’est par cette promesse, pour ne pas dire engagement que le ministère de la transition écologique espagnol a tenté de rassurer les algériens.

« En aucun cas le gaz acquis par le Maroc ne sera d’origine algérienne », a indiqué le ministère en question, précisant que « l’activation de ce mécanisme a été discutée avec l’Algérie ces derniers mois et communiquée aujourd’hui (mercredi, ndlr) au ministre algérien de l’énergie ».  

A en croire donc le ministère de la transition écologique espagnole, la partie algérienne savait que le GME allait être remis en service dans ses parties espagnole et marocaine. C’en était, d’ailleurs, un secret de polichinelle. Les Espagnols et les Marocains ont entamé les discussions autour de cette possibilité depuis la décision prise par l’Algérie de ne pas renouveler le contrat du GME qui a expiré le 31 octobre 2021.

La fermeture du GME a été particulièrement éprouvante pour le royaume du Maroc dont le gaz naturel algérien, environs 1 milliard de mètres cubes par an – une moitié prélevée comme droit de passage du gazoduc et une autre payée à un tarif préférentiel –, couvrait 97% des besoins. Les Espagnols se sont engagés à aider le Maroc.

Cependant, on ne sait quel gaz (GNL) ils vont lui vendre. L’Algérie craint, et c’est tout à fait légitime, que ce sera du gaz algérien. Les Espagnols savent à quoi s’en tenir, s’ils passent outre la mise en garde de l’Algérie.