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À Kherrata, le FFS appelle la jeunesse à renouer avec l’engagement politique


Le Premier secrétaire national du Front des forces socialistes, Youcef Aouchiche, a choisi Kherrata pour inscrire la commémoration des massacres du 8 mai 1945 dans un appel politique à la jeunesse et à la participation citoyenne. Dans un discours prononcé le 9 mai, à l’occasion de l’hommage rendu aux victimes de Kherrata, Sétif et Guelma, le dirigeant du FFS a rappelé que cette date constituait une « fracture historique » dans la trajectoire nationale algérienne.

Évoquant les « 45 000 martyrs » de mai 1945, Youcef Aouchiche a insisté sur le lien entre la répression coloniale et le déclenchement de la guerre de libération. Il a cité Hocine Aït Ahmed, selon lequel « le 1er novembre 1954 a commencé le 8 mai 1945 », pour souligner que les massacres avaient fait tomber les dernières illusions d’une lutte pacifique contre le système colonial.

Mais le discours ne s’est pas limité au registre mémoriel. Le Premier secrétaire national du FFS a fait de la transmission aux nouvelles générations le cœur de son intervention. À travers la figure de Bouzid Saâl, premier martyr tombé à Sétif en brandissant le drapeau national, il a rappelé que la jeunesse algérienne avait toujours été au centre des grands tournants de l’histoire du pays.

S’adressant directement aux jeunes, Youcef Aouchiche a reconnu leurs « inquiétudes », leurs « colères » et leur « désespoir », évoquant la harga, l’exil contraint et le sentiment de marginalisation. Il a toutefois refusé de présenter cette situation comme une fatalité, y voyant plutôt le résultat de choix politiques, économiques et sociaux qu’il estime possible de corriger.

Législatives 2026 : le FFS appelle à ne pas abandonner le vote

Le dirigeant du FFS a ainsi plaidé pour une reconstruction du contrat social autour de l’État de droit, d’une justice indépendante, d’une presse libre, d’une économie productive et d’institutions représentatives. Dans cette perspective, il a appelé les jeunes à investir les partis, les syndicats, les associations, les assemblées élues et les espaces publics.

À l’approche des législatives prévues le 2 juillet 2026, Youcef Aouchiche a exhorté les citoyens à ne pas abandonner le terrain électoral. Reconnaissant que la confiance reste « abîmée », il a estimé que l’abstention ne permettait pas de construire une alternative. Pour le FFS, a-t-il affirmé, participer au scrutin revient à transformer le mécontentement en « force politique organisée » et à faire du vote un acte de « résistance démocratique ».