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Cancer de l’enfant : mise en place d’une prise en charge gratuite dans les cliniques privées


Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles pour obtenir des séances de radiothérapie dans le secteur public, un nouveau dispositif législatif a été adopté. Il vise à élargir l’accès aux soins pour les enfants atteints de cancer notamment dans le privé.

Le décret exécutif, signé par le Premier ministre Nadir Larbaoui et publié dans le Journal officiel (n°51), consacre le principe d’un droit gratuit au traitement. Il permet aux mineurs de moins de 18 ans, couverts par la sécurité sociale, de bénéficier de radiothérapie dans des établissements privés agréés.

Ce texte s’inscrit dans un contexte de forte pression sur les infrastructures publiques de cancérologie. En effet, les cas d’enfants atteints de cancer sont en augmentation. Pour de nombreuses familles, l’accès à la radiothérapie, traitement indispensable et non différable, relève du parcours du combattant. Le décret organise ainsi un cadre contractuel entre les cliniques privées autorisées et les organismes de sécurité sociale.

« Le décret oblige l’établissement à assurer la prestation des soins nécessaires, non susceptibles d’être différés, selon un protocole thérapeutique validé par l’équipe pluridisciplinaire relevant de l’hôpital public », stipule le texte. Aucune modification de ce protocole ne pourra intervenir sans l’accord de cette même équipe. Cela garantit ainsi la cohérence et la qualité de la prise en charge.

Conditions d’éligibilité des cliniques privées

Les conditions imposées aux établissements privés sont les suivantes : La présence obligatoire d’un médecin radiothérapeute exerçant à temps plein, la déclaration des équipements disponibles, et l’obligation d’informer les organismes sociaux. Toute modification du personnel ou du matériel doit être déclarée dans un délai de quinze jours. L’ensemble du processus devra respecter les normes médicales et de sécurité en vigueur.

Au-delà du traitement lui-même, le dispositif prévoit un accompagnement global des familles. Cela inclut l’hébergement, la restauration médicale, et le transport de l’enfant malade et de son accompagnant, avec remboursement des frais. En cas d’effets secondaires, la continuité du suivi doit être assurée. Cela peut inclure une réintégration du patient en milieu hospitalier si nécessaire.

Sur le plan financier, le décret encadre également les relations entre cliniques et sécurité sociale. Les factures devront être réglées dans un délai maximum de trente jours. Les parents devront, de leur côté, déposer un dossier médical complet élaboré par l’hôpital public. C’est une condition indispensable au démarrage du traitement dans le secteur privé.

L’ application effective de ce texte dépendra de la capacité des cliniques privées à répondre aux normes fixées. Elle dépend aussi de la rapidité avec laquelle les conventions seront mises en œuvre.