L’armée israélienne s’acharne sur les populations civiles palestiniennes dans la bande de Ghaza. Mardi, deuxième jour du mois sacré, le Ramadhan, l’aviation israélienne a largué ses bombes sur des Ghazaouis en attente d’aide humanitaire. Pas moins de 400 personnes sont mortes dans l’attaque, selon le bureau des médias du gouvernement de Ghaza.
L’attaque israélienne, la seconde du genre après celle du 29 février dernier, a ciblé le « rond-point du Koweit » au nord de Ghaza où des civils palestiniens souffrant la faim attendaient de l’aide humanitaire. Le bilan est lourd de 400 morts et 1300 blessés, selon la même source.
C’est pour la seconde fois en moins de deux semaines que l’armée israélienne cible des civils en quête d’aide alimentaire. Le 29 février dernier, les Ghazaouis qui attendaient un convoi d’aide humanitaire au niveau du « rond-point de Nabulsi », au sud de Ghaza, ont subi le déluge de feu des soldats israéliens. Bilan : 118 morts.
Assuré du soutien de son grand allié, les Etats-Unis, qui ont usé par trois fois de leur droit de véto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer des résolutions pour une trêve humanitaire, notamment celle présentée par l’Algérie, Israël poursuit ses massacres de Palestiniens dans la bande de Ghaza.
Outre les bombardements et les tirs d’artillerie qu’ils subissent au quotidien, sans interruption, les populations de Ghaza survivent dans des conditions intenables, privées de nourritures et de soins et livrées au froid. Impuissante, la communauté internationale s’indigne sans toutefois pouvoir contraindre Israël à arrêter son génocide, du moins à observer une trêve humanitaire.
D’ailleurs, l’espoir d’une trêve humanitaire s’amenuise. Les négociations engagées, il y a de cela quelques semaines, pour un cessez-le feu d’au moins 6 semaines, butent, à l’évidence, sur de sérieux écueils, du moins trainent-elles en longueur, prolongeant la souffrance des Palestiniens qui, s’ils ne meurent pas sous les bombes et par les balles israéliennes, mourraient de faim et de maladie.