Dans un 5-Juillet porté à ébullition par près de 40 000 voix, samedi 9 mai, l’USM Alger a fait le métier, le vrai, celui des soirées continentales où l’on gagne surtout avec les nerfs. Face au Zamalek, géant égyptien venu rappeler qu’une finale africaine se joue aussi dans l’impact et l’intimidation, les Rouge et Noir ont arraché une victoire courte, 1-0, mais précieuse en finale aller de la Coupe de la CAF.
Le score ne dit pas tout de la domination algéroise. L’USMA a eu le ballon, beaucoup même, avec 70 % de possession, 643 passes tentées contre 280, et une précision largement supérieure, 85 % contre 65 %. Elle a surtout frappé plus fort et plus souvent : 23 tirs à 8, 4 cadrés à 3, 15 tentatives dans la surface adverse et deux grosses occasions. Autrement dit, les Algérois ont installé le match dans le camp égyptien, sans toujours trouver la clef.
Zamalek résiste, la VAR sauve l’USMA
Car Zamalek n’a pas seulement subi. Les Égyptiens ont joué en vieux renards de finale, cassant le rythme, multipliant les fautes, 15 au total, et restant dangereux sur chaque transition. Benbot a dû s’employer, tandis que la défense usmiste a tenu les séquences les plus chaudes. À la 67e minute, le stade a même cru voir le piège se refermer quand Zamalek pensait ouvrir le score. La VAR, invitée surprise mais bienvenue côté algérois, a refroidi la célébration égyptienne.
Alors l’USMA a poussé, encore. Redouani a centré, Kamagaté a frôlé le cadre, les corners se sont accumulés, et le match a basculé dans ce temps additionnel où les finales aiment écrire leurs mauvais romans. Réduit à dix après le rouge de Bentayg, Zamalek a fini par céder. Penalty pour l’USMA. Khaldi s’avance, frappe fort, haut, pleine lucarne. 90e+8. Le stade explose, Alger respire, et Zamalek découvre qu’on peut perdre un match après avoir cru l’étouffer.
Un avantage court avant le retour au Caire
L’USMA partira donc au Caire avec une avance minimale, mais réelle, avant le retour prévu le 16 mai. Rien n’est plié. Tout est ouvert. Mais dans une finale aller, gagner 1-0 sans encaisser, c’est déjà voyager avec un argument en soute.