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Palantir, l’entreprise qui veut mettre l’État sous logiciel

Palantir, géant américain de l’analyse de données et des technologies de sécurité, avance à découvert. Son manifeste martial fait du logiciel une doctrine de puissance : l’IA devient une arme, le débat démocratique un frein, et la souveraineté publique une dépendance privée. Du champ de bataille aux données civiles, l’État bascule sous logiciel.


Palantir transforme le logiciel et l’intelligence artificielle en instruments de surveillance et de puissance militaire.

Il a fallu presque 1000 mots, vingt-deux points énoncés et plus de 30 millions de vues sur la plateforme X, le 18 avril dernier, pour qu’un post de l’entreprise américaine au pedigree obscur, « Palantir », devienne un séisme géopolitique et sécuritaire. Ce qui est désormais considéré comme « le manifeste de Palantir » a produit l’effroi dans un monde largement bouleversé. Un mois après, précisément le 15 mai, le pape Léon XIV publie son encyclique Magnifica Humanitas, avec 245 paragraphes et environ 45 000 mots, dans laquelle l’exhortation est limpide et délibérément percutante : « l’IA doit être désarmée ». Plus que jamais, la dignité humaine se trouve en péril face à l’hubris de certains techno-milliardaires. Analysons ces rerum novarum — ces questions nouvelles — à travers l’entreprise Palantir.

Une pierre de vision devenue machine d’État

Le logo aux formes épurées, presque austères, rappelle la rigueur et l’autorité. La plateforme collecte des volumes colossaux de données pour permettre aux agences gouvernementales ou privées de les exploiter, de les croiser et de les analyser. Elle permet, en un mot, de « mieux voir ». Mais cette promesse de vision dissimule à peine une surveillance de masse à l’échelle mondiale et un armement algorithmique terrible.

Quand on sait que le terme « Palantir » est inspiré directement de la saga du Seigneur des Anneaux de Tolkien, de la langue elfique inventée : « Palan », loin, et « Tir », voir, surveiller, donc littéralement voir loin, traduit par pierre de vision¹, grâce à laquelle tout est dévoilé, aucun doute ne subsiste sur les généreuses intentions de ses fondateurs : Peter Thiel, Alex Karp et Stephen Cohen.

En termes plus concrets, on impute déjà à cette machine panoptique des bévues et des crimes : son système « Maven » utilisé dans la chaîne de ciblage du bombardement de l’école primaire de Shajareh Tayyebeh², une bavure selon certains médias³.

Mais avant Téhéran, il y avait Ghaza, où l’entreprise a non seulement fièrement affiché sa coopération avec Israël, mais où Alex Karp, son PDG, a publiquement revendiqué son soutien et sa coopération⁴ en donnant « toute l’aide dont [Israël] a besoin, sans poser de questions », ce qui lui a valu le départ de plusieurs employés. Il a fini par assurer qu’« une position qui ne vous coûte rien n’est pas une vraie position »⁵.

Palantir n’est pas à sa première accusation ni à sa première réelle forfaiture. Le ver aurait été auparavant dans le fruit, en 2013, avec le scandale du Patriot Act sur la surveillance mondiale par la NSA, étant donné que Snowden a révélé en 2017 que Palantir fournissait des outils d’interface et d’analyse aux agences gouvernementales⁶.

Le manifeste de Palantir ou l’antichambre de l’Antéchrist

Les magnats de la tech américaine ne sont pas seulement des ultra-riches ; ce sont également des intellos qui se promènent avec des PhD dans leurs sacs à dos, s’inspirant de René Girard dans le cas de Peter Thiel, ou critiquant Habermas pour Alex Karp. Couronnés de succès, avec des best-sellers à leur actif, ils exposent leurs visions du monde, dans lesquelles se mêlent transhumanisme, millénarisme et néocolonialisme. Beaucoup d’ambitions qui tiennent dans cette vallée au nom célèbre.

À l’origine du tweet de Palantir, un livre, ou deux : The Technological Republic: Hard Power, Soft Belief, and the Future of the West, d’Alex Karp, et Zero to One: How to Build the Future, de Peter Thiel. À travers ces titres, il est difficile de ne pas voir cette obsession du futur, ou pire, d’une réalité déjà présente dans laquelle se cristallise, jour après jour, un projet de contrôle sur le monde diligenté par cette caste « PayPal ».

Après la publication du manifeste de Palantir, les réactions et les articles se sont télescopés presque instantanément, allant jusqu’à soupçonner sa rédaction par l’IA. Un spécialiste allemand, Cyril Amar, crie même à l’horreur : « c’est terriblement, criminellement mal écrit, dans un style qui mêle un kitsch parodique à la Oswald Spengler… »⁷.

Alors se sont agitées, sur la toile, plusieurs notions : « techno-illibéralisme », « techno-fascisme » et, dernière-née de Varoufakis après le « techno-féodalisme », le « techno-lordisme ». Cette qualification numérique, avec autant d’« ismes », est susceptible de traduire, à défaut de l’urgence d’une surveillance globale et d’une militarisation de l’IA made in USA, une logomachie orwellienne anxiogène.

Ce manifeste se présente autant comme un traité géopolitique, sécuritaire et militaire que comme un panneau publicitaire, à échelle planétaire, visant à asseoir une hégémonie entamée il y a vingt ans et déjà bien établie dans la nébuleuse des données. Sachant que cet aspirateur géant de datas se déploie tel un parasite dans les institutions, « en se rendant plus indispensable à l’État que ses propres services, il les condamne à la disparition »⁸ ; c’est l’enjeu du point VIII du manifeste, où l’on s’indigne contre « les serviteurs du public [qui] n’ont pas besoin d’être nos prêtres ».

Le débat démocratique traité comme un retard

Une autre mesure, morsure dans le ventre mou des libertés, reposerait sur une volonté d’en finir avec le débat démocratique, que Palantir juge stérile, et d’accélérer le processus d’intégration de l’IA dans les systèmes militaires. Le point V harangue des citoyens prétendument candides : « Nos adversaires ne s’arrêteront pas pour se livrer à des débats théâtraux sur les mérites du développement de technologies ayant des applications militaires et de sécurité nationale critiques. Ils avanceront. »

Même depuis un camp idéologique opposé à l’atlantisme, Alexandre Douguine, éminence grise du Kremlin, lit Palantir comme une mutation plus brutale du néoconservatisme américain. Il souligne l’importance de l’accélérationnisme aux États-Unis, dans ses deux versants : celui de gauche, encore libéral et bienveillant, et celui de droite, dit des « Lumières obscures », qui soutient « que la fin de l’histoire sera brutale. Elle nécessitera l’élimination de ceux qui deviendront superflus dans cette nouvelle ère »⁹.

C’est, en d’autres termes, ce que certains désignent, en géopolitique, comme le retour de la force et de la brutalité.

Quand le software devient hard power

Dans cette rhétorique guerrière et martiale, l’ultime arme est le software. Le point IV l’exprime sans détour : « La capacité des sociétés libres et démocratiques à l’emporter exige quelque chose de plus qu’un appel moral. Elle exige du hard power, et le hard power de ce siècle reposera sur les logiciels. » Quoi de plus pratique que ce placement de produit, étant donné le slogan de Palantir : « your software is the weapons system »¹⁰. Ainsi, la pierre philosophale est enfin découverte, celle qui transforme le civil en militaire.

Face à autant de puissances et de déstabilisations par le biais des algorithmes, Karp et Thiel célèbrent une autre période dans le point XII : « L’ère atomique prend fin. Un âge de dissuasion, l’âge atomique, prend fin, et une nouvelle ère de dissuasion, fondée sur l’IA, est sur le point de commencer. »

Le parallèle est édifiant entre la bombe atomique et l’IA comme arme de dissuasion, d’autant plus que le pape Léon XIV a appelé dans sa lettre encyclique aussi bien au désarmement nucléaire qu’à celui de l’IA, considérés tous deux comme des instruments de mort : « l’intelligence artificielle a besoin maintenant d’être désarmée, libérée de logiques qui peuvent la transformer en un outil de domination, d’exclusion et de mort »¹¹.

L’idéologie sous le code

En outre, la promotion publicitaire de Palantir est claire et nette dans ces deux lignes. Comme une avant-garde technologique, derrière laquelle se dessine l’idéologie néoconservatrice et réactionnaire de Peter Thiel, lui « considère que l’âge atomique a tendu un piège à l’Occident ; la menace de la destruction complète (Armageddon) justifie la régulation de toute innovation (Antéchrist) »¹². Autrement dit, la peur de l’innovation dans les différents domaines et la régulation constante cristallisent, pour Thiel, une entité maléfique.

Alexandre Douguine, quant à lui, prend le milliardaire au mot et rappelle que « Palantir est une version améliorée des néoconservateurs, bien plus dangereuse. C’est le véritable royaume de l’Antéchrist. Ce n’est pas un hasard si Peter Thiel parcourt le monde pour donner des conférences privées sur l’Antéchrist […] Palantir parle ouvertement de ses projets et publie des manifestes car l’entreprise est convaincue que l’heure est venue »¹³.

Dans ces cercles de pouvoir où évolue Peter Thiel, dont les discours convoquent régulièrement l’Antéchrist et la fin de l’Occident, on trouve aussi Jeffrey Epstein, homme de réseaux autant que figure sulfureuse, familier des passerelles entre capital, science, politique et affaires. Il a encouragé et facilité le parcours de Thiel pendant une dizaine d’années, contribuant à l’inscrire dans ces zones grises où se nouent les accointances entre capital technologique et pouvoir politique¹⁴.

Toute cette broligarchie serait sympathique et truculente si elle n’était pas nourrie par un imaginaire eugéniste et raciste, qui ne se contente pas seulement d’agiter une prétendue supériorité culturelle, mais désigne tous ceux qui lui résistent comme inférieurs : « Certaines cultures ont produit des avancées vitales ; d’autres demeurent dysfonctionnelles et régressives. Toutes les cultures seraient désormais égales. Pourtant, ce nouveau dogme passe sous silence le fait que certaines cultures, et, en effet, certaines sous-cultures […] ont produit des merveilles. D’autres se sont révélées médiocres, et pire, régressives et nocives. »

Comme bon nombre de commentateurs, Alexandre Douguine y voit la manifestation d’une autre forme de fascisme et un nouveau racisme : « Ce à quoi nous sommes confrontés, c’est un nouveau fascisme : non pas le vieux socialisme, mais le capitalisme radical. Non pas un racisme biologique, mais un racisme culturel et technologique »¹⁵.

La contestation gagne les institutions

Il paraît donc évident de retrouver des objecteurs de conscience au sein de cette quasi-entreprise militaire, où des employés de Palantir interrogent le sens déontologique de leur métier¹⁶, ou encore sa désignation, dans les pages du Guardian, comme productrice de « divagations de super-vilains »¹⁷.

En référence à l’encyclique, il est aisé de voir, dans ce point, la manifestation du « syndrome de Babel », qui s’inscrit dans l’autosuffisance et l’orgueil. Comme mentionné au paragraphe 10, le pape se veut solennel : « Évitons donc le “syndrome de Babel” : l’idolâtrie du profit qui sacrifie les plus faibles, l’uniformité qui gomme les différences, la prétention d’un langage unique — y compris numérique — capable de tout traduire, même le mystère de la personne en données et en performances »¹⁸.

Passé l’effroi de ce manifeste martial, des citoyens, en Angleterre, n’ont pas attendu l’encyclique du pape pour agir. Ils se sont agrégés autour d’une pétition regroupant plus de 200 000 personnes demandant au gouvernement la rupture des contrats avec Palantir¹⁹. En même temps, en Europe, la même initiative est lancée²⁰. Ces initiatives louables vont-elles suffire à enrayer la machine panoptique de Palantir ?

Le piège des souverainetés numériques

L’aveu de la conflictualité géopolitique et militaire envers la Chine est à peine voilé dans le manifeste : « Nos adversaires ne s’arrêteront pas pour se livrer à des débats théâtraux sur les mérites du développement des technologies ayant des applications militaires et de sécurité nationale critiques. Ils avanceront. »

Le peuple américain est ainsi mis devant le fait accompli : il doit lutter mordicus contre l’empire du Milieu, au mépris de toute expression démocratique. C’est pourquoi « l’accélération technologique est présentée comme irréfragable, notamment parce qu’elle serait au cœur d’une confrontation impériale à venir avec la Chine »²¹.

Bien entendu, cette Chine, alliée du Sud global, offre une voie de secours contre l’hégémonie états-unienne : « La Chine propose une voie alternative, et non une copie de Palantir. Pour l’Iran, le Pakistan, l’Algérie et tous les États que le manifeste de Karp qualifierait de rétrogrades, cela a une importance capitale car ils peuvent désormais acquérir une IA de pointe à vocation militaire sans avoir à solliciter au préalable une citoyenneté de civilisation auprès de Washington »²².

Néanmoins, l’évident danger face à cette alternative, qui en soi est aliénante, reste la question de la souveraineté des pays. Yanis Varoufakis, dans son livre sur le techno-féodalisme, pointe du doigt le dilemme des classes dirigeantes du Sud global : « Vers lequel des deux fiefs du cloud devront-elles le serment d’envoyer les recettes issues de la vente de leurs terres rares et autres matières premières ? Ou feront-elles transiter leurs profits et rentes par l’intermédiaire des services financiers cloud chinois ? »

Dans ce nouveau système féodal, la vassalisation des pays serait le véritable enjeu entre les deux puissances : « Il s’agit d’un véritable combat de titans sur des terres techno-féodales encore vierges, au sein desquelles deux systèmes d’extraction de la rente cloud cherchent à établir leur suzeraineté »²³.

C’est, pour ainsi dire, un ersatz de solution qui pointe à l’horizon numérique des pays du Sud global, où les véritables questions de souveraineté numérique devront être posées. Le multilatéralisme devrait se concrétiser au niveau de la gestion matérielle et immatérielle de ces clouds, avec un contrôle réel allant des câbles sous-marins d’Internet aux data centers.

Reprendre le temps, reprendre l’attention

La seule véritable urgence est de reprendre le contrôle de nos espaces de vie et d’expression humaine, et d’adopter une slow-temporalité face à cette idéologie accélérationniste²⁴, dont le but ultime n’est nullement occulte : atteindre la singularité technologique, ce « seuil au-delà duquel les progrès exponentiels des machines (ordinateurs, IA) deviennent tellement rapides qu’ils ne peuvent plus être anticipés et maîtrisés par les humains. Chez [Nick] Land, la singularité est comprise comme une fusion de l’humain avec la technologie qui lui semble inéluctable »²⁵.

C’est ce que nomme autrement Varoufakis : « un humAIn amorphe — un continuum humain-IA »²⁶. Quelles que soient les notions convoquées, ce groupe d’individus estime que nous ne sommes pas assez dans le creux de la vague et qu’il faudrait nous abandonner davantage au courant. « Au lieu de rejeter l’accélération du rythme de la production capitaliste, ils soutiennent qu’il faut l’assumer et l’accélérer encore »²⁷, comme l’assure Benjamin Noys.

Par conséquent, on jetterait à la poubelle de l’Histoire toute prétention à la régulation et au ralentissement institutionnel. C’est ce que déduit Hartmut Rosa : « Il semble ainsi plus que probable que la crise économique actuelle ne soit rien d’autre qu’un exemple manifeste des conséquences désastreuses de la tendance de la modernité tardive à se débarrasser de toutes les institutions et régulations qui pourraient garantir une stabilité à long terme pour la planification et l’investissement »²⁸.

Devant autant de diktats et tant de prétentions inhumaines, la peur n’est certainement pas bonne conseillère, car elle aggrave l’illusion du pouvoir absolu dont rêvent ces techno-dystopiques et, à long terme, façonne une idole devant laquelle nous nous rabougrissons, après avoir perdu tout sens d’élévation spirituelle. Les premiers moutons sacrificiels seraient déjà sur l’autel du « progrès » : notre temps, notre attention et notre humanité.

Entendons-nous bien : ce fait, qui tend à s’accomplir, joue sur notre dépendance à la technologie, du scroll compulsif à l’instantanéité instinctive au sein de laquelle nous « bascul[ons] d’une technologie totalisante vers une technologie totalitaire »²⁹, et où la réflexion critique et l’introspection personnelle se rapprochent de zéro, alors même que reposent sur elles notre connaissance du monde et de la vie. Quelle place pour la spiritualité dans ce monde de données et de méta-univers qui, techniquement, seraient peut-être, au sens nietzschéen, des « arrière-mondes » ?

La société civile comme dernière ligne

Asma Mhalla prend les devants et nomme une nouvelle domination à l’œuvre, un pouvoir manifestement plus puissant que les quatre autres : « le pouvoir cognitif », qui « façonne nos perceptions, organise notre attention, oriente ce que nous tenons pour vrai. S’il est conscientisé, il devient alors “contrepouvoir” »³⁰. Ainsi, il est primordial de conscientiser cette arme de résistance intellectuelle, ultime antidote à ce pouvoir aux prétentions totalitaires.

Cet avant-poste de la lutte, logé dans notre boîte crânienne, devrait défier toute volonté de le restreindre et de l’enfermer, au risque de dépérir ; jumelé à d’autres esprits afin de faire légion et de constituer une société civile consciente et résistante : « L’autre ligne de front […] Associations et citoyens unis dans le refus de se soumettre »³¹, éveillée d’abord spontanément à la vie et protectrice des aspirations humaines, au mépris de toute volonté d’assujettissement.

Dans le même esprit et dans une perspective spirituelle, le pape se réfère aux Saintes Écritures à travers ce qu’il nomme « la voie de Néhémie », qui incarne la reconstruction collaborative centrée sur Dieu. Au paragraphe 8, il explique : « le récit montre comment la ville [Jérusalem] renaît non pas grâce à l’initiative d’une seule personne mais grâce à la responsabilité partagée de tout le peuple : prêtres, artisans, chefs de famille, femmes et jeunes. »

Le texte pontifical précise cette voie au paragraphe 16 : « Comme Néhémie, prions, planifions avec sagesse, travaillons avec persévérance en replaçant Dieu à l’horizon de notre action et l’être humain au centre de nos choix »³².

En somme, toute l’histoire de la dignité humaine.


¹ Wikipedia et 1000logos.net.
² https://www.theguardian.com/news/2026/mar/26/ai-got-the-blame-for-the-iran-school-bombing-the-truth-is-far-more-worrying?CMP=share_btn_url
³ https://www.nytimes.com/2026/03/11/us/politics/iran-school-missile-strike.html
https://www.bloomberg.com/news/articles/2024-01-12/palantir-israel-agree-to-strategic-partnership-for-battle-tech?embedded-checkout=true
https://www.cnbc.com/2024/03/13/palantir-ceo-says-outspoken-pro-israel-views-led-employees-to-leave-.html
https://theintercept.com/2017/02/22/how-peter-thiels-palantir-helped-the-nsa-spy-on-the-whole-world/
https://www.tarikcyrilamar.com/p/mein-ai
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/20/le-manifeste-de-palantir-pour-la-domination/
https://www.arktosjournal.com/p/the-neocon-upgrade-and-the-new-totalitarianism
¹⁰ https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/20/le-manifeste-de-palantir-pour-la-domination/
¹¹ Vatican.va.
¹² Idem.
¹³ https://www.arktosjournal.com/p/the-neocon-upgrade-and-the-new-totalitarianism
¹⁴ https://www.humanite.fr/monde/administration-trump/jai-trouve-votre-connaissance-du-monde-des-start-ups-israeliennes-formidable-comment-jeffrey-epstein-a-encourage-le-parcours-politique-de-peter-thiel-le-cofondateur
¹⁵ https://www.arktosjournal.com/p/the-neocon-upgrade-and-the-new-totalitarianism
¹⁶ https://www.wired.com/story/palantir-employees-are-starting-to-wonder-if-theyre-the-bad-guys/
¹⁷ https://www.theguardian.com/technology/2026/apr/21/palantir-manifesto-uk-contract-fears-mps
¹⁸ Vatican.va.
¹⁹ https://www.theguardian.com/technology/2026/apr/23/thousands-call-on-uk-ministers-to-cut-ties-with-us-tech-giant-palantir
²⁰ https://action.wemove.eu/sign/2026-03-palantir-petition-FR
²¹ https://legrandcontinent.eu/fr/2026/04/20/le-manifeste-de-palantir-pour-la-domination/
²² https://thecradle.co/articles/palantirs-kill-chain-meets-the-multipolar-child
²³ Yanis Varoufakis, Les nouveaux serfs de l’économie, Les Liens qui Libèrent, 2024, p. 216.
²⁴ https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/07/critique-accelerationnisme/
²⁵ https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/07/critique-accelerationnisme/
²⁶ https://thepoint.com.au/opinions/260422-palantir-and-the-new-order-neoliberalism-is-dead-say-hello-to-techlordism
²⁷ Benjamin Noys, Malign Velocities, préface, p. X.
²⁸ Hartmut Rosa, Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive, La Découverte, p. 72.
²⁹ Asma Mhalla, Cyberpunk. Le nouveau système totalitaire, Seuil, 2025, p. 17.
³⁰ Idem, p. 139.
³¹ Idem, p. 141.
³² Vatican.va.