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Au Kansas, les Verts jouent déjà à domicile

Avant même le match, les supporters algériens ont installé leur tribune à ciel ouvert au cœur de Lawrence, au Kansas. Drapeau géant, familles, tambours et fumigènes ont précédé les retrouvailles avec les joueurs à l’entraînement.


Vu du ciel, le drapeau algérien occupe presque toute une pelouse à Lawrence, dans l’Etat du Kanssas. La foule en dessine les contours, rangée autour du croissant et de l’étoile. Au sol, la géométrie laisse place à une grande réunion de famille. On arrive avec un maillot, un tambour, une pancarte ou une réplique de la Coupe du monde. Les enfants jouent au ballon pendant que les adultes se retrouvent, dansent et filment.

L’Algérie ne fait pas disparaître le décor américain. Elle s’y installe. L’enseigne Western Auto domine le parc, une casquette porte le nom du Kansas et les passants se mêlent aux supporters. Le vert, le blanc et le rouge circulent entre plusieurs générations. Le drapeau amazigh accompagne celui de l’Algérie. Des habitants venus d’autres horizons enfilent le maillot des Verts et entrent dans la fête.

Les pancartes adressées à Amoura et Brahim Maza rapprochent bientôt le rassemblement du terrain. Les tambours accélèrent, les mains se lèvent, puis les fumigènes plongent le parc dans une lumière rouge. La célébration familiale devient une tribune.

À l’entraînement, la distance disparaît enfin. Les joueurs s’approchent des barrières, prennent les téléphones tendus par les supporters et posent pour quelques secondes. Dans les gradins, drapeaux, chapeaux et écharpes rappellent que le public a déjà pris ses quartiers. Au Kansas, les Verts ne sont pas encore entrés en jeu. Leur match, lui, a déjà commencé dans les tribunes.

Sous l’enseigne Western Auto, familles et supporters se retrouvent dans le parc, transformé en point de ralliement algérien.

Un petit drapeau à la main, un participant rejoint le rassemblement dans la lumière de fin d’après-midi.

Une étreinte au milieu de la foule. Le rendez-vous sportif devient aussi un espace de rencontres et de retrouvailles.

Les couleurs algériennes circulent au-delà de la seule diaspora. Le maillot et le drapeau deviennent les signes d’une fête ouverte.

Sur la pelouse, deux enfants invitent un tout jeune joueur à toucher ses premiers ballons.

Un enfant court entre deux grands drapeaux, sous le regard de l’enseigne Western Auto.

Deux enfants serrent dans leurs bras une mascotte locale. L’Algérie rencontre ici les symboles locaux de l’État du Midwest.

Enveloppée dans le drapeau national, une supportrice danse tandis que les téléphones enregistrent la scène.

Trois supporters déploient un drapeau amazigh, autre composante de l’identité algérienne présente dans le rassemblement.

La derbouka lance les chants. Autour du musicien, adultes et enfants commencent à former une véritable tribune.

Des messages en anglais encouragent Amoura et Brahim Maza, directement interpellés par leurs supporters depuis Lawrence, KS.

Une réplique du trophée passe de main en main. Devant l’objectif, le rêve mondial prend une forme presque tangible.

Perché sur les épaules d’un adulte, un enfant brandit le drapeau au-dessus d’une foule serrée autour de lui.

Les mains se lèvent devant un grand drapeau algérien. Le rassemblement familial bascule vers la ferveur collective.

Plusieurs fumigènes entourent un drapeau portant les figures de Belloumi et de l’émir Abdelkader.

La fumée et la lumière rouge absorbent le parc. Les chants continuent, bras levés, sous les arbres du Kansas.

À la fin de la séance, un joueur des Verts prend le téléphone d’un supporter pour immortaliser la rencontre.

Dans les tribunes, une casquette brodée aux couleurs nationales résume l’attachement porté jusque dans les détails.

Une famille pose avec le drapeau algérien après l’entraînement. Lawrence, Kansas, est désormais devenue une étape de leur propre histoire avec les Verts.