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Prix alimentaires : l’Algérie renoue avec le réflexe de l’économie administrée

Plafonner les prix, fixer les marges, multiplier les contrôles : le Conseil des ministres mise sur l’administration pour contenir la vie chère. Pourtant, le coût des aliments dépend aussi des quantités produites, de leur distribution et de la concurrence. Un prix fixé par décret ne garantit pas que le produit sera disponible.


Un vendeur de pommes de terre au marché de Réghaïa, à Alger. Le gouvernement veut étendre le plafonnement des prix et l’encadrement des marges à plusieurs produits alimentaires. Photo DR.

Il suffirait donc de fixer les prix pour les faire baisser. Réuni dimanche 18 octobre sous la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres a chargé le ministère du Commerce intérieur de préparer un dispositif de plafonnement des prix et de fixation des marges bénéficiaires pour les légumes, les légumineuses, les pâtes alimentaires et les viandes. Face à la cherté des produits de consommation courante, le gouvernement choisit de renforcer l’intervention de l’administration dans la formation des prix.