Pendant des décennies, la rente a permis à l’Algérie de différer ses choix. Les hydrocarbures finançaient les importations, les subventions, l’investissement public et une partie de la paix sociale. Mais ce mécanisme d’amortissement devient moins puissant. Dans son document Vision Algérie 2050, Abdelrahmi Bessaha décrit une économie qui conserve encore des marges, mais dont les vieux ressorts s’usent : réserves de change en recul, croissance trop faible, exportations toujours dominées par les hydrocarbures et ménages contraints d’arbitrer chaque mois entre prix, revenus et dépenses essentielles.