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Algérie 2050 : réformer maintenant ou payer le prix fort

À Twala, Dr Abdelrahmi Bessaha, conseiller spécial international en stratégies macroéconomiques et auteur du document Vision Algérie 2050, décrit une économie algérienne arrivée à un moment décisif : organiser sa transition tant que les marges existent encore, ou attendre qu’un ajustement plus brutal lui soit imposé par l’épuisement progressif de la rente.


Vision Algérie 2050 d’Abdelrahmi Bessaha.
Pour Abdelrahmi Bessaha, l’Algérie dispose encore de marges, mais le temps devient un facteur économique central.

Pendant des décennies, la rente a permis à l’Algérie de différer ses choix. Les hydrocarbures finançaient les importations, les subventions, l’investissement public et une partie de la paix sociale. Mais ce mécanisme d’amortissement devient moins puissant. Dans son document Vision Algérie 2050, Abdelrahmi Bessaha décrit une économie qui conserve encore des marges, mais dont les vieux ressorts s’usent : réserves de change en recul, croissance trop faible, exportations toujours dominées par les hydrocarbures et ménages contraints d’arbitrer chaque mois entre prix, revenus et dépenses essentielles.