Vingt ans après son entrée en vigueur, l’accord d’association avec l’Union européenne reste poursuivi par le soupçon qui l’accompagne depuis ses premières années. L’Algérie aurait ouvert son marché trop vite, accordé aux industriels européens des concessions disproportionnées et réduit sa marge de négociation avec le reste du monde. Vingt ans de statistiques commerciales permettent aujourd’hui de mieux mesurer ce que l’accord a changé, ce qu’il a favorisé et ce qu’il n’a pas produit.