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Projet Baladna à Adrar : l’État algérien a surtout vendu un cadre d’exception

Présenté comme un investissement étranger de 3,5 milliards de dollars, le projet Baladna à Adrar est surtout un chantier sous haute protection publique : débouché garanti par l’ONIL sur 20 ans, paiement sécurisé sur 20 ans, exonération fiscale de 10 ans, dette subventionnée, foncier massif et appareil administratif mobilisé. À ce niveau de garanties, la question est aussi : pourquoi pas un opérateur algérien ?


Signature des contrats du projet Baladna Algérie à Alger, pour la première phase du complexe laitier d’Adrar, en présence de responsables algériens et qataris.
Projet Baladna Algérie : derrière la cérémonie, un montage sous parapluie public — débouché garanti, paiement sécurisé, exonération fiscale, dette subventionnée. Photo DR.

La signature, jeudi 23 avril 2026 à Alger, d’un deuxième lot de contrats du projet Baladna Algérie pour un montant global de plus de 635 millions de dollars marque une étape importante dans l’avancement du complexe laitier d’Adrar. Mais au-delà du volume des nouveaux engagements, l’événement éclaire surtout la nature réelle du montage : derrière l’affichage d’un investissement étranger de 3,5 milliards de dollars, l’État algérien a construit un cadre de facilités exceptionnel, qui sécurise à l’avance le marché, le paiement, la fiscalité et une partie du financement.