Le procès du chef terroriste Abderrazak El Para, qui devait s’ouvrir ce mercredi 22 mai devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, dans la banlieue est d’Alger, a été reporté à la prochaine session criminelle, à la demande des avocats de la défense.
Abderrazak El Para, de son vrai nom Amari Saifi, qui devait comparaître en compagnie de 26 co-accusés, dont la plupart sont en fuite, est poursuivi pour plusieurs chef d’inculpation liés à ses activités de chef terroriste, entre autres « organisation et commandement d’une bande armée pour porter atteinte à la sécurité de l’Etat », « création et commandement d’une organisation terroriste armée », « détention et commerce d’armes à feu et munition » et « homicides volontaires avec préméditation dans le cadre d’une organisation criminelle transnationale ».
Ancien Emir sanguinaire du Groupe islamique armé (GIA), avant de rallier le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) du sinistre Hassan Hattab, Abderrazak El Para a à son actif plusieurs attentats terroristes. En 2003, il s’est illustré par l’enlèvement de 32 touristes européens (allemands et autrichiens) dans le sud Algérien.
Abderrazak El Para, qui s’était réfugié en Libye d’où il opérait, a été arrêté en 2004 au Tchad par des rebelles tchadiens. En octobre de la même année, il a été extradé vers l’Algérie où il est détenu depuis. Après vingt ans (20 ans) de détention, El Para est présenté à la barre pour répondre de ses actes.