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L’uranium du Niger cherche une sortie par l’Algérie


Le projet d’uranium de Dasa, au Niger, pourrait être exporté vers la Méditerranée par une route traversant l’Algérie. Cette option est étudiée par son développeur canadien Global Atomic, rapporte Reuters.

Le 16 septembre, la Development Finance Corporation (DFC) américaine a approuvé un financement sous forme de dette pouvant atteindre 414 millions de dollars pour Dasa, a annoncé Global Atomic. Dans son communiqué du même jour, DFC ne nomme pas le projet. Il mentionne seulement un investissement dans un projet de minerais critiques en Afrique de l’Ouest, encore soumis à des étapes de validation et dont les détails restent confidentiels.

Global Atomic cherche une nouvelle route d’exportation pour son yellowcake, son débouché traditionnel vers le Bénin étant compromis. Aucun accord politique ou logistique n’a pour l’instant été annoncé pour une éventuelle liaison saharienne vers l’Algérie.

Dasa se trouve à 105 km au sud d’Arlit, dans une région longtemps dominée par l’exploitation uranifère française. Global Atomic détient 80 % de la société minière, contre 20 % pour l’État nigérien. Son étude de faisabilité prévoit, pour une première phase, 44,1 millions de livres d’U3O8 sur douze ans.

Les États-Unis reviennent économiquement au Niger deux ans après le départ forcé de leurs militaires. Ils financent au cœur de l’ancien domaine uranifère français, alors que le conflit entre Niamey et Orano a profondément bouleversé le secteur.