Dix-sept prisonniers retenus dans la Bande de Ghaza et 39 autres palestiniens détenus dans les prisons israéliennes ont été libérés samedi soir, après un report de quelques heures décidé par le Hamas en raison, selon lui, du «non-respect» des termes de l’accord de trêve par les autorités de l’occupant.
Ces libérations, obtenues au terme d’une longue attente et suite à des tractations de dernière minute menées par des négociateurs qataris et égyptiens, sont intervenues au deuxième jour d’une trêve entre le Hamas et Israël.
La branche armée du Hamas, les brigades d’Al Qassam, ont diffusé une vidéo montrant les 13 otages israéliens et quatre thaïlandais lors de leur remise aux représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), samedi peu avant minuit.
L’accord prévoit quatre jours de trêve qui doivent permettre la libération de 50 prisonniers retenus par le Hamas et de 150 prisonniers palestiniens.
Vendredi, 13 premiers otages israéliens, des femmes et des enfants, avaient été relâchés par le Hamas, qui avait également libéré dix Thaïlandais et un Philippin qui ne faisaient pas partie de l’accord.
Israël avait en contrepartie libéré un premier groupe de 39 détenus palestiniens.
Mais la situation demeure fragile, notamment en Cisjordanie, où des incursions de l’armée israélienne ont eu lieu ces dernières 24 heures.
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Herzi Halevi, a pour sa part prévenu samedi que la guerre n’était pas finie. «Nous recommencerons à attaquer Ghaza dès que la trêve sera terminée (…) », a-t-il dit.
Huit Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne en 24 heures en Cisjordanie, dont cinq à Jénine, a indiqué ce dimanche 26 novembre le ministère palestinien de la santé.