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SIEE Pollutec 2026 veut capter le marché algérien de l’eau et de l’environnement


SIEE Pollutec 2026 veut faire d’Alger une place de marché pour l’eau et l’environnement. Prévue du 1er au 4 juin à la Safex, la 21e édition du salon annonce plus de 170 exposants et près de 10 000 visiteurs professionnels, contre 140 exposants et 8 500 visiteurs en 2025. La hausse attendue, autour de 21 % pour les exposants et de 18 % pour le visitorat, traduit l’accélération d’un secteur devenu critique pour l’Algérie, entre stress hydrique, besoins industriels et pression environnementale.

Le chiffre le plus significatif est ailleurs : selon les organisateurs, 70 % des exposants seront algériens. Sur la base annoncée, cela représente près de 120 entreprises locales. Le salon ne se présente donc plus seulement comme une vitrine internationale, mais comme un indicateur de structuration d’un marché national autour du traitement de l’eau, du dessalement, de la réutilisation des eaux usées, de la dépollution industrielle et de l’économie circulaire.

Plus de seize pays seront représentés, dont l’Allemagne, la Chine, la France, l’Italie, l’Espagne, la Turquie, l’Arabie saoudite, la Russie et la Tunisie. Cette présence confirme l’attractivité d’un marché algérien où les besoins publics en infrastructures croisent désormais les offres privées en ingénierie, équipements, maintenance et financement.

Des partenaires industriels et financiers en quête de visibilité verte

L’autre angle du salon se lit dans ses partenaires. ENGTP, Equatorial Coca-Cola Bottling Company, Manbaâ, Holcim El-Djazair et BNP Paribas El Djazaïr figurent parmi les sponsors. Leur présence montre que l’eau et l’environnement sont devenus des sujets de marché, mais aussi de réputation. Industries, banques et groupes à forte exposition environnementale cherchent à s’inscrire dans le récit de la transition.

SIEE Pollutec 2026 apparaît ainsi comme une scène double : celle d’un secteur algérien en accélération et celle d’entreprises qui veulent peser dans la nouvelle économie de l’eau, où la rareté devient à la fois contrainte publique, opportunité industrielle et enjeu d’image.