Les bombardements incessants, depuis le 7 octobre 2023, de l’armée sioniste sur la bande de Ghaza, ajoutant hécatombe sur hécatombe et ruine sur ruine, ont fait de cette dernière un cimetière à ciel ouvert.
C’est le chef de la diplomatie européenne Josep Borrel qui l’a affirmé le lundi 18 mars, à Bruxelles, peu avant le début de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE.
«Ghaza était la plus grande prison à ciel ouvert. Aujourd’hui, c’est le plus grand cimetière à ciel ouvert pour des dizaines de milliers de personnes, mais aussi pour nombre des plus importants principes du droit humanitaire», a déclaré Borrel, ajoutant que «nous ne sommes plus au bord de la famine, nous sommes face à une famine qui affecte des milliers de personnes».
Cette famine est provoquée, faut-il le souligner, par Israël qui bloque l’acheminement des aides humanitaires pour les populations de Ghaza agglutinées dans des camps de fortune et survivant dans l’extrême dénuement, dans la plus insupportable des misères.
Une misère que le monde regarde sans pouvoir rien y faire, les États-Unis veillant à ce que l’État sioniste extermine du Palestinien en toute impunité.
Le chef de la diplomatie européenne a souligné d’ailleurs que «des mois de stocks de nourriture et d’aide humanitaire», soit des centaines de camions attendent d’être autorisés par Israël de pénétrer dans Ghaza et livrer leur chargement aux populations qui en ont tant besoin.
«C’est inacceptable, la famine est utilisée comme une arme de guerre», s’est écrié encore Josep Borrel qui, à l’évidence, n’a que les mots pour dénoncer la situation hautement préoccupante qui règne à Ghaza.
Car, si le constat du crime de guerre commis par Israël à Ghaza ne souffre d’aucun ambage, les actes devant y mettre un terme ne suivent pas.
D’ailleurs, il n’est pas à attendre grand-chose de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Josep Borrel a révélé, avant le conclave, qu’ «aucune décision d’envergure» ne devrait y être prise, sauf, peut-être, l’annonce de sanctions contre des colons israéliens, accusés d’exactions contre les Palestiniens en Cisjordanie.
Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, des dizaines de colons israéliens ont envahi, le lundi 18 mars, les esplanades de la mosquée al-Aqsa, à El Qods, profanant ce lieu saint de l’Islam par la porte des Maghrébins.
Ceci pendant que les forces d’occupation sioniste poursuivent d’interdire aux Palestiniens l’entrée dans la vieille ville ou dans la mosquée al-Aqsa.
Depuis le début de l’agression israélienne sur Ghaza, près de 32 000 Palestiniens sont tombés en martyrs et près de 74 000 ont été blessés. Les largages de bombes et les tirs d’artilleries par l’armée sioniste ont réduit Ghaza en un vaste champ de ruines.
La perspective d’un cessez-le-feu humanitaire, un moment envisagée, semble désormais éloignée. La médiation, menée par le Qatar et l’Égypte, a buté, à l’évidence, sur l’échec. Le Hamas et Israël ne se sont pas mis d’accord sur les termes (implications) d’une trêve humanitaire.
Le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui aurait pu contraindre Israël à accepter un cessez-le-feu, reste otage des États-Unis qui, à chaque fois qu’un projet de résolution est soumis, opposent leur droit de veto, le dernier en date étant celui brandi pour bloquer le projet de résolution pour un cessez-le-feu humanitaire urgent déposé par l’Algérie.