À Cannes, les Algériens n’ont pas gagné la Palme. Ils ont fait mieux que disparaître : ils ont circulé. Un court primé par les cheminots, deux jeunes comédiens jetés dans le grand bain et des agents et des réalisateurs venus chercher des relais. Le cinéma algérien avance par les marges, mais surtout avec la peur au ventre. Peur de la critique, du pouvoir, des financeurs. Et bientôt de l’IA. Rien que ça.
À partir du livre de Lorraine Rossignol, cet article revient sur une histoire documentée par les chercheurs, mais longtemps reléguée aux marges de la mémoire publique : les camps de regroupement. Sous l’appellation neutre de «...
Un poète des hauts plateaux oranais, un exil à Fès, une langue populaire devenue mémoire collective. À travers Mostefa Ben Brahim, la Sorbonne, l’INALCO et la littérature algérienne redécouvrent ce que le melhoun savait déjà :...
Dans cette contribution, Lahouari Addi lit le dernier livre de Samir Bellal comme une radiographie du régime rentier algérien. La rente paie la paix sociale, l’État tient le marché, l’informel corrige et corrompt le système. Le...
Présenté à Cannes par la Semaine de la Critique, À quoi rêvent les Maknines raconte deux jeunes Algérois rêvant d’exil et de rap. Mais c’est surtout ce que le film tait, coupe ou suggère qui révèle...
À Cannes, les paillettes n’effacent pas les lignes de front. L’affaire Bolloré, les prudences du cinéma, Imane Khelif enrôlée dans le storytelling de Chanel et l’Algérie absente du Marché du film esquissent une cartographie du pouvoir...
À Cannes, le cinéma promet la communion universelle mais organise surtout le classement : badges, files d’attente, QR codes, zones VIP, médias puissants, pays visibles et absents. Sous les ors du tapis rouge, une machine trie...
Nos offres d’abonnement
Tarif annuel
600 DZD ou 4 € / Mois
Tarif mensuel
600 DZD ou 4 € / Mois
Abonnement étudiant
2000 DZD ou 10 € / Année