Présenté à Cannes par la Semaine de la Critique, À quoi rêvent les Maknines raconte deux jeunes Algérois rêvant d’exil et de rap. Mais c’est surtout ce que le film tait, coupe ou suggère qui révèle l’état du cinéma algérien face au genre : un art qui avance souvent en rasant les murs, mais qui trouve parfois, dans le détour, une forme d’intelligence.
À Cannes, les paillettes n’effacent pas les lignes de front. L’affaire Bolloré, les prudences du cinéma, Imane Khelif enrôlée dans le storytelling de Chanel et l’Algérie absente du Marché du film esquissent une cartographie du pouvoir...
À Cannes, le cinéma promet la communion universelle mais organise surtout le classement : badges, files d’attente, QR codes, zones VIP, médias puissants, pays visibles et absents. Sous les ors du tapis rouge, une machine trie...
À Cannes, une journée trop pleine fait basculer la chronique de la gravité des films à la mémoire populaire. De Hamaguchi au pavillon palestinien, puis de Travolta à Omar Gatlato, le cinéma devient davantage un refuge,...
La formule « L’Algérie cherche à humilier la France », lancée par Bruno Retailleau en janvier 2025, dépasse la crise Alger-Paris. De 1827 aux tensions migratoires, elle révèle une vieille lecture française de la souveraineté algérienne...
À Cannes, l’exil traverse les films comme une blessure et une promesse. De Pawlikowski à Balagov, de Farhadi à Sofia Djama, il déplace les cinéastes, leurs langues et leurs pays intérieurs. Mais il révèle aussi une...
Texte dense et programmatique, « Tomographie d’un réagencement », publié par la revue Foggaras*, se présente comme la synthèse d’un ouvrage collectif à paraître. Il propose une politique de la matière contre les captures du capitalisme,...
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