À Cannes, le spectacle reste intact, mais l’époque s’est assombrie. Pour sa 79e édition, le festival laisse remonter les inquiétudes du monde : retour des vieux démons européens, concentration des pouvoirs culturels, guerres invisibilisées et Algérie presque absente. Deux maknines venus d’Alger rappellent pourtant que le cinéma voyage encore là où les pays renoncent.
Dans « De sable et de vent », Yahia Belaskri écrit depuis les ruines sans consentir à leur règne. Le poème devient un geste de révolte contre la mort, une manière de sauver l’enfance, les visages...
À travers l’enquête de Safia Kessas et Fabrice Riceputi sur un massacre oublié en Kabylie, ce texte démonte la mécanique des euphémismes qui blanchissent la violence coloniale. Nommer les crimes, ici, n’est pas haïr la France...
Ce texte de l’économiste Idriss Hadj Nacer ne prophétise pas un effondrement. Il explore ce qu’un choc d’Ormuz pourrait révéler : la mondialisation tient encore à des détroits, des pipelines, des mines, des engrais, des assurances...
En arabe, Karim Ouldennebia rassemble le dossier Robba, martyre donatiste d’Ala Miliaria, près de Beniane. À partir d’une épitaphe, de fouilles anciennes et d’une mémoire locale, il rend lisible un fragment méconnu de l’Algérie occidentale antique.
Présenté comme un investissement étranger de 3,5 milliards de dollars, le projet Baladna à Adrar est surtout un chantier sous haute protection publique : débouché garanti par l’ONIL sur 20 ans, paiement sécurisé sur 20 ans,...
L’essai d’Omar Merzoug, publié aux éditions Albouraq en novembre 2025, ébranle le piédestal de l’une des figures les plus vénérées du panthéon littéraire français. Une déconstruction philosophique rigoureuse, ancrée dans la réalité coloniale algérienne.
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