À Cannes, l’exil traverse les films comme une blessure et une promesse. De Pawlikowski à Balagov, de Farhadi à Sofia Djama, il déplace les cinéastes, leurs langues et leurs pays intérieurs. Mais il révèle aussi une inquiétude plus proche de nous : que devient un cinéma quand il ne peut plus se tourner sur sa propre terre, et que perd-il quand son pays devient décor absent ?
Texte dense et programmatique, « Tomographie d’un réagencement », publié par la revue Foggaras*, se présente comme la synthèse d’un ouvrage collectif à paraître. Il propose une politique de la matière contre les captures du capitalisme,...
À Cannes, le cinéma ne se joue plus seulement dans les salles, mais dans les machines qui fabriquent, classent et rendent visible. L’IA menace les métiers. Les algorithmes décident de ce qui devient viral ou non....
L’Algérie a massivement investi dans l’éducation, mais son économie ne parvient pas à absorber les compétences qu’elle produit. Le chômage des jeunes n’est pas seulement un problème de formation. Il révèle les limites d’un modèle de...
À Cannes, le spectacle reste intact, mais l’époque s’est assombrie. Pour sa 79e édition, le festival laisse remonter les inquiétudes du monde : retour des vieux démons européens, concentration des pouvoirs culturels, guerres invisibilisées et Algérie...
Dans « De sable et de vent », Yahia Belaskri écrit depuis les ruines sans consentir à leur règne. Le poème devient un geste de révolte contre la mort, une manière de sauver l’enfance, les visages...
À travers l’enquête de Safia Kessas et Fabrice Riceputi sur un massacre oublié en Kabylie, ce texte démonte la mécanique des euphémismes qui blanchissent la violence coloniale. Nommer les crimes, ici, n’est pas haïr la France...
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